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Le changement, l’adaptation : Qu’est ce qui se passe dans notre cerveau et comment mieux vivre le changement.

Tout se qui se passe à l'intérieur, se voit à l'extérieur

Le changement, l’adaptation : Qu’est ce qui se passe dans notre cerveau et comment mieux vivre le changement.

Neuroplasticité et changement

En ces temps de confinement, nous faisons tous face aux changements que cela occasionne.

Nous n’avons pas eu le choix de nous adapter, de faire avec, et surtout de faire au mieux.

Nous avons dû, par la force des choses, développer de nouveaux apprentissages : Comment travailler de la maison. Comment faire la classe à nos enfants avec les solutions à distance qui nous sont imposées par les établissements scolaires. Comment mettre en place tout cela pour que notre petit monde puisse continuer à avancer.

Pas facile pour tout le monde et pourtant …

Que se passe-t-il à l’intérieur de notre cerveau ?

Neuroplasticité et changement, le bénéfice de tout cela.

Tout d’abord, la Neuroplasticité c’est quoi ?

Non non, ce n’est pas une opération esthétique visant à embellir nos neurones pour être plus beau à l’intérieur !!

La Neuroplasticité, est un phénomène dans notre cerveau que nous possédons tous.C’est notre capacité à l’adaptation au changement.

Comment ça se passe ?

Nous savons tous que nous possédons des neurones dans notre cerveau.

Ces neurones sont les principales cellules de notre système nerveux, dont le rôle est d’acheminer et traiter les informations dans l’organisme. Pour acheminer ses informations, pour que les neurones puissent communiquer entre eux, il y a les points de contact : Ce sont les Synapses.

Un peu comme les ports maritimes, point de départ des bateaux pour relier les continents.Si je reprends l’exemple du port maritime, le continent serait le neurone et la synapse, le port.

Jusque là tout va bien !

Imaginons maintenant que notre continent a besoin d’ouvrir de nouveaux marchés et donc de créer une connexion avec un nouveau continent. Le continent va d’abord tenter le coup en créant une petite route maritime et faire un premier échange.

Le contact est établi !

Et voilà que cette nouvelle connexion est Top et développe de nouvelles opportunités ? Rien de plus facile, la route maritime va grossir, se transformer en autoroute maritime pour se renforcer et consolider ce nouveau lien intercontinental. Les échanges seront plus rapides, plus efficaces à chaque traversée.

La neuroplasticité, c’est ça ! c’est la capacité évolutive de communication, entre deux neurones, qui se renforce à chaque connexion.

De cette manière, une petite synapse de campagne qui serait fortement fréquentée, s’adaptera automatiquement au flux de circulation de l’information et deviendra une autoroute de communication à force d’être sollicitée.

C’est comme cela que l’on change, que l’on s’adapte et que l’on développe de nouvelles habitudes.

Revenons à notre état de confinement.

Les premiers, jours, il faut l’admettre, c’était panique à bord !!

Comment va – t -on faire pour les courses ? Nous nous souvenons de la pénurie de coquillette et de papier a usage unique ….Les enfants ? hein quoi ? Nous allons jouer pour de vrai à la maîtresse ?Travailler de la maison ? Bosser sans aller au boulot ?

Une fois le soufflet sorti du four, la panique est retombée et nous avons agi !

Nous avons créé nos petits chemins neuronaux. Nous avons fait de jolis plannings : le matin c’est la classe aux enfants, à qui il a fallut faire comprendre avec les moyens du bord que ce n’était pas les vacances ! Que ce serait Papa ou Maman qui ferait la classe !! Pendant que Papa travaille, Maman fait la classe, et vice et versa.

Le tout en continuant de s’occuper de la maison …

Ah les belles résolutions ! le petit monde parfait du confinement est en place mais voilà ! Surprise !Le weekend arrive et il faut remettre ça Lundi ! Trop dur !

Et voilà l’apparition de la petite voie intérieure qui te dit que ce n’est pas la peine de se donner tout ce mal avec ce planning rigide, on peut aussi se laisser aller un peu !

Le piège est là ! Et toute notre belle organisation de la semaine précédente tombe à l’eau !

Nous avions organisé nos journées, opéré un changement dans notre quotidien et tout allait bien.Les nouveaux chemins neuronaux sont constitués ! Mais fragile !

Rappelez vous, qu’ils ne deviendront des autoroutes solides qu’au fur et à mesure que nous les pratiquerons !

Bonne nouvelle ! tout de même ! il suffit d’identifier le moment où le laisser/aller souhaite faire surface !

Nous pourrons identifier la connexion neuronale qui ne nous convient pas comme un chemin escarpé, accidenté, etc., un chemin qui serait : « casse-gueule » pardonnez-moi l’expression, mais si c’est le chemin qui vous conduit vers une situation pas cool, on peut le nommer ainsi !

Nous avions créé une organisation, qui nous permettait de concilier le boulot, la classe, la vie à la maison qui faisait que ça roulait !

Puisque nous avons le choix de prendre le chemin que nous souhaitons, celui que nous pensons, voyons, ressentons, être le mieux pour nous, autant le prendre ?

Pour ma part, je m’imagine, je visualise ces deux chemins. Celui où tout roule, comment je me sens lorsque tout est ok selon ce que j’ai décidé de mettre en place, mon travail est fait, les devoirs des enfants aussi sans avoir eu envie de les accrocher au mur parce que je suis disponible pour eux. Et l’autre chemin, celui où je me laisse aller et ce que cela engendrera derrière : Le retard dans mon travail qui me fera perdre patience avec mes fils qui ne comprennent pas assez vite parce que je n’ai pas que cela à faire, ce qui va conduire inéluctablement vers du stress, de la colère, de la culpabilité, des pleurs … en Bref, pour moi le chaos.

Lorsque vous avez envie de laisser tomber ? comment est le paysage de ce chemin chaotique ?

Cette visualisation me permet de mettre un sens interdit au chemin que je ne souhaite pas prendre ! Il me garde sur la bonne route qui deviendra une autoroute !

Et vous ? Quel est votre nouveau chemin, votre meilleure façon de vous organisez pour que vous soyez le plus serein possible et que ça roule ?

Pour conclure, nous savons maintenant que nous avons le choix et le pouvoir sur notre cerveau. Qu’il ne s’agit pas ici de ne plus jamais laisser place à l’oisiveté mais de se discipliner, chaque chose en son temps.

Rassurons-nous, et faisons au mieux, rappelons-nous qu’avant d’être facile, tout est difficile.

Nous l’avons fait une fois ? Nous pouvons recommencer !
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